Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2009
   


 
 

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En ce jour du vendredi 11 septembre 2009,
C'est un nomade bien sédentaire que nous retrouvons ce matin dans sa chronique nomade...
Jeroen Peters est un homme qui peut vous dire : "Il faut chercher des courbes qui n'arrêtent pas l'élan". C'est très impressionnant d'entendre cela quand vous n'êtes pas préparé. Je lui avais dit, en entrant : "Expliquez-moi" . Et il m'avait répondu : "C'est justement pour ça que j'ai fait cette maison, pour ne pas expliquer". Alors je vais le faire à sa place, Pascal.
Et donc, si je résume, il y a presque deux ans, Jeroen Peters qui n'avait pas de logement, s'est installé, de façon assez idoine à vrai dire, dans un immeuble du CPAS de Bruxelles, abandonné depuis belle lurette, rue de Flandre, en plein centre ville, et que personne n'habitait plus ni n'aurait osé. Il est entré par l'arrière, a traversé le rez-de-chaussée, a ouvert les volets de la vitrine et est sorti tout de suite saluer ses nouveaux voisins. Comme il savait que cette maison ne lui appartenait pas, il l'a ouverte à tout le monde et en a fait une maison de quartier, mais moi je dirais plutôt : la maison du quartier: tout le monde y passe et il n'y a presque pas de porte. Il l'a rénovée seul, on va dire qu'il l'a rebâtie de la cave au toit - une architecture sensible, cet homme-là perce des murs comme on dessinerait des nuage -, mais ce qu'il a construit là, ce ne sont pas seulement des courbes qui n'arrêtent pas l'élan, c'est une idée. (...)