Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2009
   


 
 

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En ce jour du mardi 16 juin 2009, L'anachronisme est la maladie infantile de la chronique, Pascal, et pour le chroniqueur, un péché, une faute, une erreur.
Un chroniqueur, il lui faut savoir jusqu'à quel moment ne pas aller trop vite et jusqu'où ne pas aller trop tôt. Tenez, aujourd'hui, il vous aurait bien parlé de la proposition de coalition sortie des conclaves la nuit dernière. Mais voilà, à l'heure où il a rédigé, il n'en savait rien. Et pour rien au monde, il n'aurait voulu vaticiner pour pronostiquer que des négociations s'engageraient vers une Jamaïquaine ou bien un Olivier, ou à mieux dire encore, selon le bon mot d'un auditeur que je salue ici, une Eliolienne. Non, jamais il n'aurait fait cela.
Bien sûr, il aurait pu attendre le soir pour connaître le résultat des conseils des partis et se mettre à écrire après, mais voilà, le soir il avait justement une réunion et d'ailleurs, il avait vu des gens toute la journée, alors il a écrit entre des rendez-vous comme il a couru entre les gouttes. Le comble du chroniqueur, voyez-vous Pascal, c'est de ne pas savoir tenir un agenda.
Et de toute façon, aurait-il fallu encore en rajouter à ce que chaque bulletin d'information serine depuis hier soir ? Un commentaire encore ? Superflu sans doute, superfétatoire certainement ! Ah oui, le bon jour du chroniqueur, croyez-moi Pascal, c'est le « jour d'après », de sorte que la chronique que je n'ai pas écrite aujourd'hui, j'aurais dû vous la garder pour demain. (...)