Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2009
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Et voilà ce que ça donne. L'un veut rétrécir la cité, l'autre la préserver des inondations, celui-là veut habiter le parvis de Notre Dame, un quatrième veut créer des corridors verts, d'autres souhaitent semer des éoliennes sur la Seine, réaliser un métro aérien, créer des zones humides autour de la ville, faire d'Aubervilliers une nouvelle gare du Nord, planter un million d'arbres, construire intra-muros 70.000 logements par an et, fonder, en dehors des fortifs, 20 grandes villes de 500.000 habitants. Et puis, aussi, quelqu'un voudrait que le bassin parisien descende la Seine et que Paris devienne un port de mer, prochain arrêt : Le Havre.
Ils ont l'air en béton, ces projets, mais on nous dit cependant que, malgré les dessins et les plans des architectes, la page reste blanche. Que tout n'est qu'idées, débats et chantiers. Car voilà, qu'est-ce qu'on fait de la ville quand on veut changer la ville ? On ne sait pas. On cherche. Le pouvoir, sur cette question, a promis de rester humble. Et cette hésitation, ce doute, cette indétermination est peut-être bien, allez savoir, l'idée la plus séduisante de ce Grand Paris.
Et puis, au moment où l'on se disait que cela avait quelque grandeur, une ville qui veut suivre son fleuve pour retrouver la mer, est arrivée cette nouvelle comme quoi dans la périphérie de Bruxelles certains voudraient interdire les affiches électorales en français et d'autres les recouvrir de blanc. Ah, certains jours, Pascal, on a envie de creuser pour trouver un peu d'eau. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.