Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2009
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Vous vous souvenez peut-être, Nathalie, qu'en novembre dernier, tandis que la crise financière faisait tomber les banques comme à Gravelote, je vous avais fait part de la réflexion d'un collègue chroniqueur économique faisant devant moi la comparaison entre les produits toxiques issus des subprimes et les prions de la vache folle provenant de l'alimentation animale des ruminants. Il disait qu'il y avait de la ressemblance dans le mode de contagion et dans l'infestation. Que dans le deux cas, il y avait des trucs, - titrisation ou farine de poissons - qu'on n'aurait normalement pas dû y trouver.
Mais que dire alors de ce H1N1, lui aussi produit composite, avec des choses qu'on n'aurait pas dû y trouver, un peu de porc, un peu d'oiseau, un peu d'être humain, un peu de tout, un virus mutant qui imite le fonctionnement de votre conseiller financier, diversifiant ses mises pour jouer gagnant. Ce H1N1 a décidément tout compris de ce qui constitue l'esthétique postmoderne.
J'espère avec tout cela que je n'aurai pas contrevenu aux messages d'apaisement des agences de sécurité sanitaire. Sachez-le, Nathalie, l'objectif de cette chronique n'était pas de semer la panique dans le landernau : nous savons depuis le prion que les vaches sont bien gardées. Non, non, son but était juste de vous inciter à aller jeter un coup d'œil sur votre portefeuille d'actions pharmaceutiques. Il y a peut-être moyen de se refaire. Allez, belle journée et puis aussi bonne chance.