Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2009
   


 
 

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En ce jour du mardi 21 avril 2009,
Après ce qu'on veut savoir, détective à l'appui, voici ce qu'on préfère ignorer...
Nous parlions hier, avec cette histoire de détective privé de Jean-Marie Dedecker, de ce que l'on cherche à savoir. Evoquons aujourd'hui, si vous le voulez bien, ce qu'on ne veut plus nous faire voir.
Ce n'est rien enfin pas grand-chose en ces temps de Durban 2, mais je vais vous parler de la pipe de Monsieur Hulot, enfin de Jacques Tati. Vous n'êtes pas sans savoir, Pascal, qu'il se déroule pour l'instant à Paris une exposition consacrée à l'œuvre de ce grand cinéaste, c'est à la Cinémathèque, et ça vous permettra à tout le moins de décoder ce qui fait le silence d'une image ou bien, au contraire, ce qui en constitue le tapage. Car Jacques Tati fut d'abord un cinéaste du son. La preuve par l'image.
Et voilà que la Ratp, les Tec parisiens donc, s'est offusquée de ce que ce type sur son solex avait une pipe en bouche - qu'il n'a jamais allumée d'ailleurs dans aucun film, ce que je disais du silence dans les images vaut aussi pour les odeurs - et l'a donc remplacée par un moulin à vent, on n'invente rien. Les affiches dans le métro à Paris ont cloué le bec de celui qui a réalisé ce film magnifique qui s'appelle « Trafic » pour ne pas contrevenir à la loi Evin sur la publicité pour le tabac. Avec un moulin à vent. (...)