Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2009
   


 
 

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En ce jour du mercredi 25 mars 2009,
Certains observateurs scrupuleux et néanmoins commentateurs acerbes - des gauchistes invétérés donc comme nous disions hier - se demandent aujourd'hui s'il est vraiment utile d'aller voter le 7 juin pour les élections européennes.
Et cela parce que le nouveau Parlement qui naîtra de ces urnes n'élira pas, en effet, sauf séisme politique majeur, le nouveau président de la Commission européenne puisqu'un consensus existe aujourd'hui entre les gouvernements des 27 pour reconduire José-Manuel Barroso à son poste après juin prochain.
C'est comme si dans cette Europe qui cherche toujours son assise populaire, les citoyens -autant le savoir comme on disait autrefois - étaient représentés par des nations plutôt que par les partis auxquels ils ont accordé leurs voix. Leurs élus de juin n'auront pas le choix : gauche et droite, tout le monde est déjà d'accord, ce sera Barroso ou la chaos.
Et quelqu'un comme Annemie Neyts, Présidente du parti libéral européen auquel appartient le président de la Commission, peut dire des choses comme : « Je suis très déçue par José-Manuel Barroso » mais ajouter « Nous n'avons personne à proposer à la place ». Et voilà comment, finalement, le président portugais sera le seul à être nationalisé en Europe… (...)