Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2009
   


 
 

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En ce jour du jeudi 5 mars 2009,
Prenons donc aujourd'hui un peu de hauteur, Nathalie, et installons-nous pour cela sur le divan du psychanalyste, hé oui. Je lisais cela la semaine dernière dans Le Monde, l'analyse du praticien Henri Sztulman.
Ce n'est pas, a priori, un avis qu'on attendrait. Sur la crise, voyez plutôt DSK ou bien Alan Greenspan ou bien Georges Ugeux, allez savoir. Mais enfin, maintenant qu'on sait que l'économie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux économistes, cet avis-là, au mien, valait bien une chronique.
Qu'est-ce qu'il dit donc Henri Sztulman ? Il emploie des mots qui se terminent en « ifs » et explique que cette crise nous rend plus régressifs, plus dépressifs et plus agressifs. Régressifs, parce que nous avons tendance à idéaliser le passé et à nous en satisfaire plutôt que d'affronter un futur incertain. Dépressifs, parce que vu que les efforts prestés et consentis n'ont servi à rien, nous perdons confiance dans nos qualités et nos capacités. Agressifs parce que, ainsi qu'il le dit : la peur de l'avenir induit des attitudes anxieuses mais aussi furieuses : la recherche d'une autorité qui restaurera le narcissisme et garantira un ordre, même au détriment des libertés fondamentales. (...)