Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2009
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Est-ce qu'ils ne se repaîtraient pas de la situation, est-ce qu'ils n'auraient pas, allez savoir, une inclination perverse au pire ? Est-ce qu'à la place de ces annonces apocalyptiques, ils ne devraient pas plutôt créer de la confiance ?
Ah, la confiance ! Mais quoi, nous faisons tout ce que nous pouvons pour la rétablir, cette confiance. Les bistrots sont pleins, les cinémas aussi, même au resto il y a du monde. La difficulté avec la confiance, c'est qu'elle doit être réciproque. Les investisseurs de Wall Street n'ont toujours pas confiance, entend-on après le discours d'Obama. Sans doute, mais le problème c'est que nous non plus, nous n'avons pas confiance dans les investisseurs de Wall Street. Ah, s'il vous plaît, montrez-nous un investisseur de Wall Street ! Ça va au bistrot, au ciné ou même au resto, un investisseur de Wall Street ?
Et puis, qui sont exactement les prédicateurs de malheur, je vous le demande ? Ceux qui allaient serinant en septembre dernier que tout allait bien, qu'il fallait par exemple acheter des actions Fortis et vite encore avant qu'elles ne crèvent un plafond supplémentaire, ou bien ceux qui, voyant venir les subprimes et les fonds toxiques, tiraient un signal d'alarme qui n'a arrêté aucun train ?
Aussi bien, on dirait que tout se joue aujourd'hui entre cela : entre la confiance et l'anticipation. Et là, je dois bien dire que le Premier ministre m'a étonné. En remettant en main propre à Angela Merkel, lors du sommet européen de dimanche, la lettre qu'il lui avait écrite à propos d'Opel et de General Motors, il a carrément anticipé la grève de la Poste. C'est peut-être parce qu'il n'avait pas confiance ? Allez belle journée et puis aussi bonne chance.