En ce jour du mardi 10 février 2009, Atmosphère,
atmosphère, on a tous une gueule d'atmosphère, Pascal
aujourd'hui. Car oui, il fait un temps à décorner les
bœufs, on décorne les bœufs quand il y a grand vent,
ça éloigne les mouches.
Les temps de tempêtes sont désormais des temps de vigilance
et la vigilance a des couleurs : orange, rouge, on est prié
de prendre son principe de précaution en patience avant que
les vents nous parviennent. Les prévisions, elles, nous préviennent
: elles nous disent que nous traversons une dépression de tempête.
Nous en avions bien besoin, voilà que les tempêtes aussi
sont dépressives… Ah, Pascal, à l'heure où
j'écris, on vient d'interdire le survol de Paris. Pas d'avions
au-dessus de la capitale. On dira dès lors qu'il fait aussi
un temps à détourner les aéroplanes.
De temps en temps, l'actualité nous propose ainsi de regarder
tous dans la même direction. Comme si nous étions sommés
de lever le nez uniment et de humer le vent de conserve. Aujourd'hui,
c'est tempête. Demain, ce sera Fortis et ce sera aussi tempête.
(...)