Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2009
   


 
 

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En ce jour du mercredi 4 février 2009,
Nous avions beaucoup regardé les jeunes Grecs en décembre dernier, mais nous avons tout à fait négligé d'observer les Islandaises de janvier.
Vous allez me dire, Serge, l'Europe nous oblige à d'impossibles diagonales, car qui peut embrasser d'un même regard la Grèce méridionale et l'Islande boréale ? L'Islande, vous savez bien, c'est le pays qui est toujours trop à gauche sur les cartes européennes. On en voit parfois une partie, mais le plus souvent, on n'en voit rien. Hé bien, Serge, je vais vous dire : ce n'est pas parce qu'elle est invisible qu'elle n'est pas montrable.
Car l'Islande, ces jours-ci, fait sa révolution. Et nous propose peut-être une vision inédite de la crise, quelque chose à quoi nous n'avions pas pensé : que la crise, ce n'était peut-être pas, après tout, une affaire d'hommes d'affaires, mais une affaire d'hommes tout court. Tellement courts même que certaines Islandaises n'hésitent plus à dire aujourd'hui : « Une fois de plus, les hommes ont tout cochonné et c'est aux femmes de faire le ménage ».
Les derniers jours de janvier, la police a fait marcher les gaz lacrymogènes dans les rues de Reykjavik, c'était une première ou pas loin. (...)