Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2009
   


 
 

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En ce jour du jeudi 15 janvier 2009, Au Dakar, coma s’écrit de deux manières. Avec un c majuscule, c’est le nom du motard espagnol qui mène la compétition. Avec un c minuscule, c’est l’état dans lequel se trouve un autre motard espagnol, Cristobal Guerrero, dont le pronostic vital est, nous dit-on, engagé. C’est magnifique : déjà que le Dakar nous proposait cette année une vision renouvelée de nos atlas et de notre géographie, on dirait que ce rallye est aussi un dictionnaire de noms de ceux qui sont morts ou de ceux qui vont mourir. Parce que Cristobal Guerrero ou Pascal Terry mort la semaine dernière oublié et seul, qui étaient-ce ? Des anonymes. Des amateurs qui ne sont connus qu’une fois posthumes.
Au Dakar, ces amateurs, on les appelle des « poireaux » pour la raison qu’ils se plantent souvent. Certains d’entre eux, cette année, ont plié bagage avant de se faire écraser. Car, le désert est impitoyable. Les voitures des concurrents professionnels y roulent sur les roues des motos des poireaux qui gênent et qui vont pas vite. « Je ne voulais pas mourir ici », déclare un poireau déserteur, « comme beaucoup je suis venu chercher du rêve et de la solidarité et je n’ai trouvé qu’une ambiance pourrie ». Je veux bien croire. Je suis allé faire un tour sur le site officiel du Dakar. (...)