Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2009
   


 
 

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En ce jour du mardi 6 janvier 2009,
On s'étonne de temps en temps que, comme les ouragans ou les cyclones, les guerres portent des noms. On appelle « Plomb durci », par exemple, l'opération militaire qui se déroule à Gaza. Le plomb durci poursuit le plomb fondu. On fond le plomb dès lors que l'on se munit, que l'on se prémunit, que l'on munitionne. Aussi, je vous le demande, Pascal, avec quoi commençons-nous l'année ? De quoi sommes-nous munis, quelles sont nos munitions ? Et puis, comme le demandait l'écrivain Robert Bober : « Quoi de neuf sur la guerre ? ».
Ben, justement, elle porte un nom. D'ordinaire, on baptise les guerres une fois qu'elles sont terminées. C'est plus prudent. Le plus souvent, elles se disent en chiffres : on dit « La guerre des Six Jours », par exemple, ou bien celle de « 14-18 ». C'est seulement après, même si l'on croyait que c'était la der des der, que l'on s'aperçoit que ce n'était jamais que la Première du genre mondial. La Deuxième guerre mondiale est, elle, appelée Seconde guerre mondiale et l'adjectif numéral prend ici toute sa force. Parce que s'il y a un troisième après un deuxième, un second est réputé n'avoir pas de suite. (...)