Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2008
   


 
 

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En ce jour du mercredi 10 décembre 2008, Des Grecs dont nous connaissons mal la démocratie, ainsi que nous le disions hier, nous avons cependant retenu la mythologie.
Cette flotte anti-piraterie que nous avons envoyée vers les côtes somaliennes s'appelle Atalante, du nom d'une héroïne guerrière, cruelle et chaste. Elle tua des centaures, chassa le monstrueux sanglier Calydon, coupa la tête de ses prétendants, fut transformée en lionne, s'embarqua même, selon certains, sur le navire des Argonautes qui, on s'en souviendra, cherchaient la Toison d'or et qui, on le sait moins, furent pris, lors de leur périple, pour des pirates. Bref, Atalante, chez les Grecs, c'est un sacré micmac.
L'Atalante, c'est aussi le titre du dernier film du cinéaste français Jean Vigo. Un classique des années 30, avec Michel Simon et Dita Parlo, si certains s'en rappellent. Et l'Atalante, c'est le nom de la péniche où se déroule ce film dont l'influence poétique dure encore. Jean Vigo le tourna juste avant de mourir, à 29 ans, et à vrai dire, s'il en supervisa le montage, il ne vit jamais comment dès sa sortie, il fut coupé, recoupé, découpé, réduit, amputé, augmenté, reconstruit, restauré, et comment aujourd'hui, on n'est toujours pas sûr de disposer de la version originale. Bref, dans l'histoire du cinéma, l'Atalante, c'est un sacré sac de nœuds. (...)