Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2008
   


 
 

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En ce jour du lundi 17 novembre 2008,
Ah, écouter la radio le week-end, Pascal ! Si j’étais riche, je ne ferais que ça. Tenez par exemple, cette interview d’Annette Becker de l’Historial de la Grande guerre de Péronne — sur la route de Paris arrêtez-vous, ça vaut le déplacement. Cette interview donc entendue dans l’émission Mémo de Jacques Olivier, le samedi après-midi, arrêtez-vous aussi, ça en vaut également la peine.
Dans Mémo, donc, l’historienne Annette Becker parlait du cendrier de Verdun. Le cendrier de Verdun est un cendrier comme un autre, sauf qu’on l’achète à Verdun et qu’il est marqué « Verdun » dessus. Et elle se demandait, Annette Becker, comment on avait pu, comment on pouvait encore, écraser ses mégots dans un cendrier avec « Verdun » marqué dessus. Elle disait cela parce que l’on parlait de la brutalisation et de la banalisation héritées de 14-18. Et l’on se demandait comment la cruauté des combats avaient investi le champ politique de l’après-guerre —pour s’en aller très vite mener à une autre — et comment la banalisation de cette brutalisation avait gagné les esprits au point qu’il semble bien que nous avons décidé, depuis 1918, que la paix, désormais, n’est plus que l’espace de temps qui existe entre deux guerres. (...)