Lautresite, le jour, les billets du mois d'octobre 2008
   


 
 

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En ce jour du mardi 21 octobre 2008,
Il y avait une très belle défense de l’écrivain Milan Kundera par la romancière Yasmina Reza dans le Monde de samedi dernier. Yasmina Reza dont le nom pourrait nous abuser, mais qui est bien à moitié hongroise, n’est-ce pas, l’autre moitié étant russo-iranienne, ce qui n’est déjà pas simple, a passé son enfance, comme le dit sa biographie, « dans le milieu cosmopolite des familles juives bourgeoises d'Europe centrale ayant fui le communisme soviétique ». Yasmina Reza sait donc de quoi elle parle.
Comme le sait aussi et oh combien, Pol Mathil qui consacrait aussi sa chronique d’hier lundi dans « le Soir » à l’écrivain franco-tchèque, rappelant utilement au passage que de telles accusations de délation avaient été lancées aussi à l’encontre de Lech Walesa et qu’il n’est rien de moins scientifique qu’une archive de police politique totalitaire.
Et cela m’a donné envie de continuer un peu la chronique commencée la semaine dernière, vous savez bien, celle où il était question du présent qui n’était jamais actuel, du passé qui venait trop tard et du futur qui arrive trop tôt…
Parce que tout de même, cette question revient de savoir pourquoi, nous autres qui sommes gens postmodernes, sommes tellement désireux de disqualifier notre passé, de le flétrir, de l’abîmer. (...)