Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2008
   


 
 

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En ce jour du mercredi 24 septembre 2008, Quand Barack Obama a dit, pour railler le changement que son adversaire McCain prétend représenter par rapport à George Bush, qu'« Un cochon avec du rouge à lèvres, ça restait un cochon », il ne devait pas connaître Wim Delvoye. Parce qu'un cochon tatoué par Wim Delvoye, ça reste du Wim Delvoye.
Quand Barack Obama a dit cela, « qu'un cochon avec du rouge à lèvres, ça restait un cochon », ça a rué dans les brancards républicains. Sarah Palin l'a pris pour elle, qui avait dit quelques jours plus tôt que la seule différence entre un pitt-bull et elle, c'était le rouge à lèvres. Elle n'aurait pas dû s'offusquer. Elle aurait plutôt dû téléphoner à Wim Delvoye.
Wim Delvoye lui aurait expliqué qu'il ne met pas du rouge à lèvres aux cochons. Qu'il les tatoue, morts ou vivants. Mais que c'est quand même un peu la même chose, c'est reconnaître que l'homme et le cochon ont partie liée. Car le cochon est comestible certes, mais est surtout compatible. C'est chez lui que nous irons bientôt chercher nos xénogreffes, cœur et foie, chez le cochon tout est bon. (...)