Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2008
   


 
 

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En ce jour du mardi 23 septembre 2008, On voudrait bien de temps en temps que l'on arrête de hurler à nos oreilles, mais on dirait bien qu'aujourd'hui ce qui devrait se concevoir clairement doive d'abord se claironner puissamment.
Par exemple, par ici, souvent le matin la publicité crie. Entendez-vous dans nos campagnes publicitaires, mugir ces féroces slogans ? C'est peut-être que, campagne pour campagne, la pub pense sans doute qu'elle doit endosser le rôle du roi de la basse-cour et s'échine ainsi à coqueriquer sur nos levers. On entend alors brailler de plus en plus de gens qui doivent supposer que les auditeurs sont sourds ou bien mal entendants, mais, bien entendu, c'est un malentendu.
Car l'auditeur entend même les choses susurrées. Parce qu'il n'est pas nécessaire qu'un mot fasse du bruit pour être fort ou gros ou lourd ou pesant ou assassin. Comme cette banque en ligne qui s'obstine à vouloir guillotiner ou bien passer au bûcher les directeurs d'agence en dur, et pfiit fait la lame et crac fait le feu, et nous, on leur demanderait bien un peu de retenue à cette carte de crédit et à ce compte épargne. Enfin, on veut dire, on se tue tellement tout le temps… Si vous voulez mon avis, ces mots-là sont redondants avec le bulletin d'information qui va suivre. (...)