Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2008
   


 
 

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En ce jour du lundi 8 septembre 2008,
Ce jour-là, le chroniqueur sortit de chez lui en serinant une petite comptine de Benjamin Franklin. C’était dans sa tête et ça faisait : « A cause du clou, le fer fut perdu. A cause du fer, le cheval fut perdu. A cause du cheval, le cavalier fut perdu. A cause du cavalier, la bataille fut perdue. A cause de la bataille, la guerre fut perdue. A cause de la guerre, la liberté fut perdue. Tout ça pour un simple clou ». Il serinait ça.
Ce n’était pas à cause des punaises du Gordel. C’était à cause du papillon de Lorenz. Vous savez bien : cette formule inventée par ce théoricien du chaos météorologique, comme quoi le battement d’ailes d’un papillon au Brésil provoquerait une tempête au Texas. Comme quoi des petites causes, un clou, un papillon, peuvent avoir de grands effets.
Le chroniqueur se demandait où pouvait bien être sur ce papillon qui avait battu suffisamment des ailes pour provoquer toute cette série d’ouragans, qu’on voyait venir ou qu’on avait vu passer, Gustav, Hanna, Ike et puis Joséphine.
Le week-end, il avait vu les images des Gonaïves, en Haïti. Ces rues de cette ville sur pilotis englouties sur des centaines de mètres avec des gens surnageant. Depuis, il avait l’impression de comprendre mieux ce que voulaient les mots « marée humaine ». (...)