Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2008
   


 
 
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Et la Roumanie pourrait très bien s’entendre avec son voisin ukrainien pour partager ces richesses, s’il n’y avait cette île. Qui donne un net avantage aux Ukrainiens puisque, comme chacun sait : qui possède une île est réputé aussi en posséder le sous-sol. Et le sous-sol d’une île, qui sait jusqu’où il va…
De sorte que les Roumains plaident aujourd’hui que cette île n’en est pas vraiment une, juste un rocher sans eau douce, sans un brin d’herbe. Que non, disent les Ukrainiens qui y ont transporté de tonnes de terres venues du continent, y ont planté des arbres et même bâti, on ne l’invente pas, un bureau de poste… C’est à la Cour de La Haye que se tranchera, ces jours-ci, la question de savoir ce qu’est vraiment une île.
Cette addition au savoir humain est d’autant plus essentielle qu’on n’est jamais très sûr de savoir comment naissent des Osséties. Mais, on n’est pas très sûr non plus que cette histoire soit jolie. C’est pourquoi je voudrais en proposer une autre aux Roumains et aux Ukrainiens. Elle vient d’Equateur, vous savez ce pays qui rend égal, où est retourné le jeune Rothman Salazar. Là-bas, dans un parc national, l’on a trouvé aussi des hydrocarbures, 920 millions de baril potentiels. Mais le gouvernement n’a pas envie, lui, de sacrifier sa biodiversité pour du pétrole. Il a lancé une souscription internationale où les autres Etats cotiseraient pour compenser la perte économique de la préservation de son patrimoine naturel. C’est tout nouveau et ça renverse bien des perspectives. On voudrait bien que, s’il existe des serpents excédentaires en Equateur, on pense à en expédier quelques-uns en Mer Noire. Allez, belle journée et puis aussi bonne chance.