Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2008
   


 
 

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En ce jour du mercredi 25 juin 2008,
Des auditeurs bien avisés et fort attentifs m’ont fait remarquer qu’hier, en vous lisant le début du texte proposé aux élèves de dernière année primaire pour l’obtention de leur CEP, ma langue avait fourché. Il ne fallait pas dire : « Le Tordoir, c’est un rien de rien » mais plutôt « Le Tordoir, c’est un rieu de rien ». Ah, d’un coup tout devenait plus clair ! Ce n’était pas rien mais rieu et ce n’est pas rien que ce rieu ! De ce mot, votre esprit déduit des racines. Il se dit qu’un rieu, cela doit avoir à faire avec des rus, des ruisselets, des ruisseaux. Et l’on comprend alors que nos enfançons ont peut-être été entraînés dans une partie de pêche…
Comme je ne veux pas, ainsi que le disait hier le ministre de l’Enseignement sur cette antenne prendre sur mon dos tous les péchés d’Israël, je voudrais partager le prix de cette amende honorable avec mes confrères du Soir d’où j’ai tiré cette phrase et dont le correcteur d’orthographe n’a semble-t-il pas supporté ce rieu et a donc imprimé ce rien en un certain nombre d’exemplaires dont un est arrivé chez moi.
Mon dictionnaire non plus ne connaît pas le mot rieu. Il passe directement à « rieur ». C’est son droit le plus strict et dans ma batterie de glossaires et de lexiques, il n’y a rien non plus qui y ressemble. (...)