Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2008
   


 
 

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En ce jour du vendredi 20 juin 2008, Il nous faut un peu de hauteur en ce vendredi, nous allons la prendre, on ne fait jamais assez usage de la hauteur. Plusieurs événement récents nous invitent en effet à nous demander à qui revient exactement le devoir de faire en sorte que le pire ne soit jamais sûr. Curieuse question, vous me direz Pascal. Et pourtant, elle occupe beaucoup l’espace public ces temps-ci.
Prenez la « directive retour » votée avant-hier au Parlement de Strasbourg, par exemple. Certains la jugent honteuse. D’autres trouvent honteux de la trouver honteuse. Certains assurent que les côtés les plus répressifs de cette directive deviendront la norme. D’autres défendent qu’au vu du grand nombre de garanties et de précautions, cette norme demeurera l’exception. C’est un débat qui ne sera tranché que par l’expérience et l’histoire, me direz-vous.
Mais, nous qui aimons beaucoup les gens, mais qui nous méfions plus encore des hommes, avons appris qu’il est illusoire, hélas, de mettre en place des procédures coercitives en se disant qu’elles ne seront employées qu’en dernier recours, voire jamais. Le génie humain est ainsi fait que ce qu’il a créé un jour, il finit toujours par l’utiliser. De sorte que l’on peut présager sans risque que ces procédures seront appliquées, peut-être pas tout le temps, peut-être pas partout, mais qu’elles le seront. (...)