Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2008
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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C’est un projet français que tout le monde croit émaner de l’Europe, (c’est-à-dire, en français, de Bruxelles) et l’on frémit à l’idée qu’un référendum s’organise jamais là-bas à propos de Lisbonne.
Mais enfin, comme le dit Jean Viard, nous sommes tout de même bien dans une question d’appartenance et dans une affaire symbolique. Ce numéro du département sur sa plaque c’est, dit-il, « comme un prolongement de soi-même ». Et comment. Comme il a raison. Ce nom, déjà, de plaque minéralogique l’indique. On parle là du minéral, du minerai, donc du sol. Si ce n’est pas là des racines… Et si vous dites plutôt plaque d’immatriculation, vous n’êtes pas mieux loti. On parle là de matricule, c’est-à-dire de matrice. Si ce n’est pas là une origine… Le ventre et le sol, voilà donc à quoi nous renvoient ces quelques chiffres et lettres à l’avant et à l’arrière de nos véhicules. On voudrait faire plus identitaire, on ne pourrait pas.
Et l’on se rappelle alors que ces plaques d’immatriculation ont un moment fait débat par chez nous. Allait-on les régionaliser elles aussi ? Car, à vrai dire, nos plaques sont neutres, elles ne disent pas d’où nous venons. Elles sont improprement appelées minéralogiques. Une plaque de voiture, chez nous, ne parle non plus aucune langue. Et c’est heureux. Car on ne voudrait pas avec cela, aller se garer à Overijse. Allez, belle journée et puis aussi bonne chance.