Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2008
   


 
 

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En ce jour du jeudi 5 juin 2008,
On a lu le titre de cette dépêche d’agence hier. On a lu : « En Birmanie, la situation des humanitaires s’est améliorée ». On eût préféré que ce fût celle des sinistrés et des victimes qui fut devenue meilleure, mais non, cette dépêche entendait nous donner d’abord des nouvelles des nôtres. Des nôtres, c’est-à-dire des accords politiques obtenus au forceps par les Nations unies ou l’Union européenne. Des nôtres, c’est-à-dire aussi des moyens dégagés pour les ONG et des efforts développés par elles. On a bien compris cependant ce qu’on voulait nous dire. On n’est pas bouchés. On voulait nous rassurer un peu, et nous dire qu’un mois exactement après le passage du cyclone Nargis, si cela bougeait pour les humanitaires, cela changeait aussi pour les victimes.
Seulement voilà, si on lit dans « Le Monde » l’interview d’un humanitaire qui donne son nom et qui affirme que « La situation s’est nettement améliorée depuis la semaine dernière » et que si même « On ne peut pas se rendre partout sans restrictions, et si les portes ne sont pas complètement ouvertes, nous recevons des autorisations de façon régulière, tous les trois jours », on lit aussi dans Libération l’interview d’un autre humanitaire qui ne donne pas son nom et qui précise quant à lui : « Nous sommes très limités dans nos mouvements. (...)