En ce jour du jeudi 15 mai 2008, C’est
devenu un rituel, Serge, chaque fois que je parle dans cette chronique
de parachutes dorés, je me fais descendre en torche. Pourtant
vous savez bien que je ne suis pas du genre à faire le grand
saut tout seul et donc, les autres fois, j’avais appelé
à mes côtés le président Sarkozy, Laurence
Parisot du Medef ou le gouvernement néerlandais par exemple.
Mais, rien n’y faisait. Alors cette fois, pour parler de ces
parachutes dorés, je me suis muni du bouclier rutilant de l’Union
européenne et de ses ministres des Finances. Ils sont 27. Et
nous sommes donc 28 à cosigner cette chronique.
"Nous pensons que les dérapages excessifs sur les salaires
que nous avons pu observer dans plusieurs pays sont proprement scandaleux
» a en effet déclaré avant-hier Jean-Claude Juncker,
Luxembourgeois tout de même, et président de l’Eurogroupe,
un organe de concertation économique créé au
sein de l’Union. "Nous courons le risque de ne plus être
compris par nos concitoyens si nous leur adressons, d'un côté,
des appels incessants à la modération salariale"
et que, de l'autre, les chefs d'entreprise font l'inverse, a ajouté
mon ami Jean-Claude. (...)