En ce jour du jeudi 8 mai 2008, Ce sont
trois petites nouvelles cachées dans la colonne de gauche d’un
journal. La première nous apprend que trois cadavres de bébés
ont été découverts dans un congélateur,
dans la cave d’une maison à Wenden, dans l’ouest
de l’Allemagne.
La deuxième nous informe de ce que 84 immigrants clandestins
originaires d’Amérique centrale et d’Equateur ont
été arrêtés alors qu’ils traversaient
le Mexique dissimulés à l’intérieur d’un
camion.
La troisième nous donne des nouvelles de Josef Fritzl, cet
Autrichien qui séquestra et abusa de sa fille durant vingt-quatre
ans à Amstetten.
Ce sont trois petites nouvelles dans la colonne de gauche d’un
journal et elles nous disent beaucoup de ce qui se cache et de ce
qui est caché dans nos sociétés. Tenez, pas plus
tard qu’avant-hier, il y avait aussi cette séquestration
rocambolesque de Deux-Acren, où le séquestré
ainsi qu’on l’a compris a fini détenu, passant
du garage à la cellule, inaugurant ainsi une sorte de privatisation
de l’enfermement car c’est vrai à la fin, où
peut-on être mieux qu’au sein de sa famille, Grétry
le disait déjà, et voilà qu’on se souvient
avoir vu un débat télévisé dimanche midi
sur cette question même, le manque de places en prison. Il y
a des gens qui y répondent à leur façon. (...)