Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2008
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Et ce que sont devenus les petits moines de Rangoon et si les vents ont fait s’envoler les toitures des prisons et tomber les murs des forteresses.
Le temps chronologique, c’est celui qui s’égrène, là maintenant tandis que je parle. C’est le temps de la radio par excellence. Et c’est celui, donc, dans lequel arrivent à réfléchir ceux qui parviennent à penser par un temps pareil, ceux à qui nous rendions hommage au début de ce billet : c’est un temps qui veut se délier du temps climatique, le temps des grandes choses, et du temps météorologique, le temps des petits soucis.
C’est ce temps-là que l’on met à profit, dans mon pays de bonne humeur, pour parler de BHV. Et, à vrai dire, si vous creusez un peu, vous vérrez qu’il n’est pas si facile de penser par un temps pareil. Ceux qui ne savent pas ce qu’est un silence radio devraient se pencher un peu sur cette affaire de BHV : le silence qui suit BHV est encore du silence.
Jean-Pierre Jacqmin qui est un des rares à pouvoir penser par un temps pareil faisait utilement remarquer que finalement, BHV était le seul acronyme que nous nous avons en commun au sud et au nord du pays. BHV se dit BHV dans les deux langues. C’est le moment, mes chers amis, de nous souvenir que ce qui nous rassemble est plus grand que ce qui nous divise. Nous avons déjà un acronyme en commun. C’est un excellent début. La seule chose dont nous n’ayons plus besoin, c’est d’une pensée commune. On veut dire, tellement commune, qu’elle conduit à la fosse. Allez, belle journée et puis aussi bonne chance.