En ce jour du mardi 29 avril 2008, Je ne manquerai pas, Serge,
de vous faire savoir quel était le Chinois qui habita Marchienne-au-Pont
dans les années 20, l’enquête est en cours, les
auditeurs sont sur la piste et je promets de tout révéler
le 23 mai prochain, à l’occasion de l’inauguration
du monument d’Olivier Strebelle à Pékin.
Et s’agissant de ces filatures policières, maintenant
que vous savez ce que je fais de mes dimanches, je vous informe également
que je suis en train de lire le dernier livre d’Alain Berenboom,
« Périls en ce Royaume », un polar belge, quelque
chose de rare. Non pas qu’il n’existe pas d’écrivains
belges de romans policiers mais ils sont peu ceux qui font de la Belgique
le sujet même de l’énigme.
Là, nous sommes en 1947 et nous allons traverser d’un
pas alerte les tensions qui firent et défirent la Belgique
de l’époque. Collabos et résistants, monarchistes
et républicains, communistes et gauchistes. Et déjà
la question communautaire dans ce pays où décidément
tout va par deux.
Il y a un détective, Michel Van Loo, entouré d’une
petite troupe improbable, une shampouineuse, un pharmacien, un coiffeur,
deux camionneurs : on recherche un ancien de la RAF disparu et on
sombre en souriant dans un tragique qui nous ressemble tellement qu’il
fait presque pédagogie de notre état de Belges. (...)