En ce jour du jeudi 24 avril 2008, Vendredi dernier, tandis
que je vous parlais de ce conflit entre la légitimité
et la légalité et que j'avais annoncé vous laisser
sur ce dilemme pour le week-end, un auditeur m'en a servi un autre,
de paradoxe, dont je vais vous fais part dans une seconde.
Mais auparavant, vous voudrez bien vous souvenir que j'abordais dans
cette chronique et d'un seul tenant la situation du préfet
du lycée Jacqmain, ayant enfreint le décret Arena, et
celle d'une jeune Congolaise, en situation irrégulière,
donc illégale. Et j'en parlais parce qu'ils avaient tous deux
en commun de se revendiquer d'un prochain changement législatif
pour justifier, en fait, leur infraction. Oui, nous savons que nous
sommes hors la loi, mais la loi elle-même étant appelée
à changer, qui est vraiment hors la loi, c'est nous ou bien
c'est la loi ?
Et cet auditeur de s'étonner du fait que la jeune Congolaise
dont j'avais évoqué le cas était sans papier,
sans doute, mais qu'elle était salariée, qu'elle payait
ses impôts et ses lois sociales, qu'elle était aussi
inscrite dans une école d'infirmières où elle
poursuivait des études du soir. Bref, disait-il, « si
on est sans papiers c'est que, quelque part, il y a eu une infraction
à la législation du pays dans lequel on se trouve. (...)