En ce jour du mercredi 23 avril 2008, Comment appelle-t-on
en chinois le boycottage des magasins Carrefour ? On appelle ça
des actes individuels radicaux. C’est beau comme de
l’antique. Et cela vient nous rappeler qu’à boycottage,
ben, il y a boycottage et demi. Les choses ne viennent jamais par
où on les attend. C’est ainsi. Et voilà qu’une
légende urbaine, une rumeur, une désinformation médiatique
— le groupe Carrefour qui soutiendrait le dalaï-lama, pourquoi
? — nous fait nous ressouvenir qu’il n’existe pas,
en vérité, chose plus organisée que la spontanéité.
Mais qu’est-ce que c’est, exactement, qu’un acte
individuel radical ? C’est par exemple de brandir un drapeau
français flanqué de la croix gammée sur lequel
on aura écrit : « Jeanne d’Arc est une prostituée,
Napoléon un pervers, la France est nazie et que la Corse soit
libre ! ». Ah, la mondialisation a du bon qui traduit le local
en mode universel. Il faudra voir, demain, que Jean-Guy Talamoni soit
fait citoyen d’honneur de la ville de Pékin.
Le pdg de Carrefour marchait sur des œufs, il y a quelques jours,
en donnant une interview au Journal du dimanche. D’un côté,
il disait que son groupe « ne s’impliquait jamais
dans les affaires politiques ou religieuses des pays où il
est implanté ». (...)