En ce jour du mercredi 16 avril 2008, Pour tout vous dire,
Serge, je n’étais pas très content de mon billet
d’hier. Je l’ai trouvé sentencieux. Ni agréable
à écrire ni plaisant à lire. Et puis aussi un
peu rapidement pensé si vous voulez mon avis. Mais bon, vous
savez, les conditions d’écriture sont aussi météorologiques
et vous aurez remarqué que le temps lundi, quand je l’ai
écrit, était passablement maussade. Le temps déteint
sur les feuilles de papier et encore heureux qu’on va vers l’été.
Et vous allez me dire, qu’est-ce que vous avez à vous
appliquer une autocritique que personne ne vous a demandée
? Mais, c’est ainsi. On pense de temps en temps qu’il
n’est pas inutile de se regarder dans les yeux. Pour autant
me direz-vous que l’on puisse jamais se regarder dans les yeux.
Vous connaissez la question philosophique héritée du
duc de la Rochefoucauld, ce pessimiste amateur d’aphorismes
et de maximes du 17ème siècle: « Quelles sont
les deux choses qu’un homme ne peut regarder fixement ? ».
Il faut répondre la mort et le soleil. Un jeune impétrant
de mes amis, facétieux et plein de bon sens, avait répondu
: « son cul » mais ça ne figurait pas dans le bon
corpus.(...)