En ce jour du mardi 15 avril 2008, Hier, vous vous êtes
levé avec ce livre de Carla del Ponte, ancien procureur au
Tribunal pénal de La Haye et cette histoire de trafic d’organes
sur des prisonniers serbes dans lequel seraient impliquées
les plus hautes autorités de, comment doit-on dire, l’Etat
kosovar. Ça vous a figé votre matinée. Des reins
prélevés et vendus. D’autres organes aussi, jusqu’à
la mort parfois. C’était un sommet. Ce type d’informations
est d’ordinaire une des rumeurs du monde. On en parle le plus
souvent pour se faire peur. Pourquoi alors cette information qui survient
comme à contretemps nous a-t-elle paru crédible ?
Pour une raison bien simple, en fait : parce que durant ces guerres
de Yougoslavie, le pire s’est toujours avéré.
Nous ne voulions pas croire aux viols comme arme de guerre ? Ils existaient.
Nous ne voulions pas croire aux tortures dans des camps de concentration
improvisés ? Elles se sont déroulées. Nous ne
voulions pas croire que l’on déterrait des charniers
à la nuit tombée pour aller cacher les cadavres 300
kilomètres plus loin. Ça s’est fait. Et ainsi
de suite dans une gradation du pire qui trouve ici une sorte d’apogée.
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