Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2008
   


 
 

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En ce jour du vendredi 11 avril 2008,
Vous ne trouvez pas qu’il fait un peu frais ? Vous ne trouvez pas qu’il fait un peu froid ? Vous ne trouvez pas qu’il fait un peu faim ? Ce mot-là en quatre lettres, c’est un tout petit mot. Mais c’est un gros mot aussi que le mot faim. Dans notre imaginaire d’hommes et de femmes postmodernes et contemporains, nous pensions pourtant nous en être débarrassés depuis longtemps. Le mot faim, il y a des agences pour ça. Des trucs onusiens. Des machins européens. Des machinchoses locaux. Des associations, des restos de ceci, des banques de cela. Et cela faisait déjà longtemps qu’on ne donnait plus pour la faim dans le monde, la malnutrition ou les famines…
On était passés à d’autres urgences. Des tas de choses fort utiles : des crises politiques comme des cataclysmes naturels. Et puis aussi, nous avions l’esprit occupé ailleurs. La bourse, les actions qui baissent, le climat, la mer qui monte. Regardez bien : tout monte à part Wall Street qui descend. Le gaz, l’essence, la mer : hé bien la faim aussi, elle augmente. Et ce que l’on se demande aujourd’hui, c’est : est-ce que la faim dans le monde va tripler comme le prix du blé ou bien simplement doubler comme celui du maïs ? (...)