Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2008
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Avec cela, je pense que nous pouvons recomposer, nous refaire une cosmogonie intéressante, une image du monde plus conforme à ce qu’il est.
Et, par exemple, si les Chinois sont si certains que la torche n’a pas été éteinte à Paris, c’est parce qu’il savent qu’ils savent que cette flamme-là n’était pas la vraie flamme. La vraie flamme, c’est celle restée dans la vasque originelle. Le reste, celle qui court dans la torche, c’est de la substitution. D’où la question : qu’est-ce qu’une vraie flamme ? D’où le dilemme : si vous allumez une bougie avec une autre bougie, laquelle des deux possède la vraie flamme ? D’où la controverse : dans une flamme est-il possible de discerner précisément ce qui distingue l’essence de l’existence ? D’où la conjecture : la brûlure d’une fausse flamme blesse-t-elle moins ou plus que celle d’une vraie ?
Mais à bien y réfléchir, peut-être que la vraie flamme est restée à Berlin, en 1936, puisque c’est là, ainsi que le rappelait Gilles Goetghebuer chez Eddy Caeckelberghs l’autre jour, que le relais olympique a été imaginé. Par Goebbels entre autres. Goebbels, vous savez bien, le ministre de la propagande du 3ème Reich. Avant la flamme ne voyageait pas. C’est la propagande nazie qui la fit courir.
Mais je vais arrêter là, sinon on va encore m’accuser de tout mélanger : l’histoire et l’actualité, la politique et le sport, la propagande et la propagande. Et s’il y a bien une chose que je sais que je sais c’est que passé les bornes, y a plus de limites. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.