En ce jour du mardi 8 avril 2008, Hier, nous parlions de
la litote, mais comment aujourd’hui éviter de faire dans
la métaphore, je vous le demande, Serge ? Vous les avez vues
ces images — ces non images plutôt— du passage de
la flamme olympique dans les rues de Paris, hier ? Si l’on voulait
trouver meilleure illustration de ce que peut être une société
de surveillance aux abois, voilà, c’est tout, il suffisait
de regarder le direct au 13 heures sur France 2. Vous ne l’avez
pas fait ? Moi si.
Ce que j’ai vu, c’est un bus bloqué dans un tunnel
précédé d’une armada de gyrophares et de
camionnettes, partout des gens courant, mais ce n’était
pas des athlètes mais des CRS, des gendarmes, des gardiens
de la paix, des plongeurs, des rollers, des joggers , tout ce que
la police française peut compter de divisions, un quadruple
ou quintuple cordon, tous uniformes confondus, ce que l’on appelle
paraît-il « une bulle de sécurité »
et qui, plus vraisemblablement, pourrait se traduire par brouhaha,
tohu-bohu ou charivari. (...)