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Alors, je vous le demande, que
leur demande-t-on de plus, aux Chinois ? D’appliquer les droits
de l’homme de l’homme, peut-être ? Mais ça,
c’est pas une litote, c’est de la redondance, du pléonasme,
de la tautologie. Et contre ces pléonasmes et pour protéger
les litotes, on a compris qu’il fallait beaucoup de forces de
police. Car le passage de la flamme olympique désormais vaut,
à l’escompte du bleu dans les rues, au moins trois visites
du pape et quinze déplacements de la reine d’Angleterre.
Ce qu’il y a de drôle dans les réactions ulcérées des autorités chinoises devant ces manifestations, c’est qu’on dirait que la flamme est à eux. Non, non, cette flamme, elle est à tout le monde. Je vous assure, elle est à nous aussi. La flamme va à Pékin, on est bien d’accord. Elle n’est pas à Pékin, c’est tout autre chose. Ah, Pékin ! Dire qu’il n’y a pas longtemps, certains pensaient que l’occasion serait bonne de faire pression sur la Chine, à l’occasion de ces Olympiades, pour débloquer la situation au Darfour. Vous vous souvenez que nous avons pu penser ça ? Ce que nous pouvons être poètes, nous autres Européens, toujours à croire que les mots ont un sens et que les affaires d’Etat sont des procédés littéraires. Au moins, mon pays de bonne humeur a-t-il décidé d’offrir à la Chine une sculpture monumentale qui sera inaugurée sous peu. Ça, c’est du réalisme. Et je ne parle pas là du genre artistique. Ah, Serge, je vous assure, on a bonne mine avec nos têtes de litote. Allez belle journée et puis aussi bonne chance. |
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