Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2008
   


 
 

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En ce jour du vendredi 21 mars 2008,
Hugo Claus, né à Bruges, mort à Anvers et pourtant cet homme-là aura fait plus de 95 kilomètres dans sa vie, je vous jure. Hugo Claus était sans doute l’un de seuls écrivains flamands figurant dans les bibliothèques francophones. On veut dire qu’heureusement qu’il y a eu « Le Chagrin des Belges », et heureusement que Bernard Pivot l’avait un jour invité dans son émission « Apostrophes » parce que peut-être bien que les ventes de Claus, dans cette Communauté française, n’auraient jamais dépassé le quota imposé, quelques dizaines sans doute, des centaines au plus, ce que les gens d’ici vendent aux gens d’ici quand ils écrivent aux gens d’ici.
On est bien content, donc, que cet écrivain de Flandre nous soit revenu par la France. On a eu de la chance.
Parce que lire Hugo Claus, c’est comme découvrir un nouveau romancier irlandais, si vous ne l’avez jamais lu, faites-le et commencez donc par « La Rumeur », ce petit roman de village, et vous verrez à quel point ce qui nous ressemble le plus nous paraît le plus étranger et parce qu’étranger totalement relié au monde. Vous verrez alors où nous en sommes exactement dans notre humanité. (...)