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Avant l’Union soviétique,
il y avait la Russie. Après, aussi. L’Union soviétique
était bien connue pour sa Tchéka, son Gépéou,
son NKVD, sa NEP, son KGB, ses Spoutniks, ses Gagarine et Terechkova,
ses kolkhozes, ses sovkhozes, sa troïka, ses samizdats donc et
ses goulags aussi. Les derniers mots que l’on retient ordinairement
de l’Union soviétique sont Glasnost et Perestroika. L’Union
soviétique était un régime qui raffolait des acronymes
et était traversé par au moins 33 fleuves dont la Volga,
le plus long, et l’Amour, le plus sale.
Je ne sais pas quel âge a cette dame professeur d’anglais, mais je suis certain d’une chose, c’est qu’elle dispose d’un dictionnaire plus ancien qu’elle car dans le mien, qui n’est pourtant plus tout jeune, le mot samizdat figure bel et bien, à la page 2030, si elle veut vérifier. Mais enfin, s’il s’avérait qu’effectivement les mots sont une question d’âge et que la façon de nommer les choses varie selon nos dates de naissance, ce serait bien ennuyeux pour votre chroniqueur qui sait bien que si on peut parler de tout à quelqu’un et qu’on peut parler de rien à tout le monde, il deviendrait alors désormais bien malaisé de parler de tout à tout le monde. Et nous autres, dans mon pays de bonne humeur, qui venons de connaître un ultime rebondissement linguistique avec ce Wooncode fustigé par l’ONU serions fondés à nous demander s’il est vraiment raisonnable d’aller apprendre la langue de l’autre quand nous ne nous comprenons déjà plus dans la nôtre. Allez belle journée et puis aussi bonne chance. |
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