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En ce jour du mercredi 19 mars 2008, « Je suis toujours heureuse de découvrir un nouveau mot », dit-elle. Surtout « moi qui suis prof d’anglais dopée aux anglicismes et autres gallicismes ». Mais voilà, écrit-elle à Jean-Claude Guillebaud qui chronique les médias pour le Nouvel Observateur, le mot « samizdat », elle ne le comprend pas et a eu beau chercher dans tous les dictionnaires, elle n’en a pas trouvé la signification. A quoi le chroniqueur, dans le courrier des lecteurs, fait amende honorable, il n’imaginait pas répond-il que le temps avait passé si vite car voilà bien un mot qui, pour lui qui est né en 1944, prend-il soin d’ajouter, est plus que familier comme à tous ceux de sa génération. A destination des auditeurs qui seraient nés après 1944, signalons donc que les samizdats étaient la littérature dissidente qui circulait sous le manteau du temps de l’Union soviétique. Pardon, me direz-vous, ne faut-il pas non plus, à l’usage des jeunes générations, préciser ce qu’était l’Union soviétique ? C’est pourtant simple : l’Union soviétique, c’était ce qui il y a eu entre la Russie et la Russie. (...) |
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