Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2008
   


 
 

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En ce jour du mardi 11 mars 2008,
Je suis certain, Pascal, que vous allez me demander le prénom de la tempête d’hier parce que, voilà, depuis quelques jours, je passe ici-bas pour un spécialiste des coups de tabac. Depuis que j’ai trouvé futé de vous informer sur pourquoi on donnait des noms aux tempêtes, comment on les choisissait et combien ça coûtait, on me moque dans ces studios avec des affaires de mistral et de tramontane, d’aquilon et de zéphyr, de vent d’autan ou d’harmattan et me croisant dans les couloirs, on me dit plaisamment « Alors Hermant, aujourd’hui encore du vent ? ».
Alors voilà, c’était Lara, Pascal, elle aurait dû s’appeler Lara, la tempête. Je vous dis cela, mais j’entre là de plain-pied dans un différend franco-allemand parce que si ces noms sont décidés à l’Institut universitaire météorologique de Berlin comme je vous l’ai expliqué la semaine dernière, voilà que Météo France, la concurrence, publie un communiqué comme quoi de nom, cette fois-ci, il ne sera pas question. Tout au plus, a dit un prévisionniste l’appellera-t-on : « la tempête du début mars 2008 ». Voilà bien l’esprit français. (...)