Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2008
   


 
 

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En ce jour du lundi 10 mars 2008,
J’aimerais bien dire de temps en temps, Pascal : je suis européen et rien de ce qui est européen ne m’est étranger. Comme on disait dans le temps et comme l’avait écrit Térence, ce poète latin comique et néanmoins un peu noir, enfin, plutôt Africain, : « Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Bien que ces derniers temps, on entende plutôt penser : je suis pourtant un homme et, cependant, rien de ce qui est étranger ne m’est vraiment humain. Ceci pour dire que ce matin, nous nous sommes levé du pied gauche et avons décidé d’escalader l’Europe par sa face nord et nous avons pour cela les meilleures raisons du monde.
Parce que personne, absolument personne ne nous a dit que tandis que les Français votaient localement le 9 mars et les Espagnols le même jour pour le Parlement, les Maltais étaient passé aux urnes la veille, le 8 mars, jour des femmes, et que ce scrutin là déciderait d’un nouveau Premier ministre et qu’à l’heure où l’on écrit qui n’est pas celle où l’on parle, les résultats restent indécis mais il est bien possible que le Parti nationaliste l’ait emporté, à Malte, il était déjà au pouvoir, ça ne changera rien, direz-vous, mais tout de même, il y a 400.000 habitants à Malte. (...)