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chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin
première" RTBF. Ecouter la chronique du jour sur le blog de "Matin première". |
Il y a quelques jours, discutant
avec Jean-Christophe Victor, vous savez bien l’homme du «
Dessous des cartes », je m’étais arrêté
sur cette interrogation : « Je ne suis pas sûr, disait-il,
que le métier de l’Union européenne soit de donner
des Etats aux nations ». Je dis cela, parce que, si on ne voit
pas bien quel aurait pu être, autrement, le statut du Kosovo,
ça n’empêche pas de se demander si le mouvement centrifuge
est celui qui va le mieux avec l’idée du développement
des solidarités entre les peuples et pourquoi nous en sommes
rendus, entre nous, à devoir nous séparer pour pouvoir
vivre mieux ensemble ?
Car si chaque nation naissante fait offre de tolérance et de respect pour ses nouveaux voisins ou pour les autres populations qui la composent, on se demande bien alors pourquoi il fallait démailler le tricot pour avoir plus chaud… On va dire, mais que faites-vous du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? Mais peut-être bien qu’une nation serait composée à la fois d’un peuple et d’une population, ce ne sont pas tout à fait les mêmes personnes et leurs intérêts sont parfois contradictoires. Et peut-être bien aussi qu’on aurait tendance à préférer les peuples à la population. Je dis cela et croyez bien que mon regard n’embrasse que ma feuille de papier, je n’ai absolument pas le regard circulaire, je ne veux pas dire autre chose que ce que je dis et je sais aussi que nous vivons en Europe, c’est-à-dire dans un ensemble politique où il semble qu’il faille dissoudre des pays pour mieux intégrer des Etats. On dira : au moins, ça nous permet de retrouver quelque chose qui a désormais pour nous des allures de madeleines : on va pouvoir créer de nouveaux postes frontières. Et ça, c’est vrai, ça ressemble au monde où nous vivions avant. Allez bonne journée et puis aussi bonne chance. |
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