En ce jour du jeudi 21 février 2008, Chères
auditrices postmodernes, chers auditeurs contemporains, prenons garde
à nos dos : on nous y fait des enfants. Je vous ai déjà
parlé de Jean-Emile Andreux, un auditeur de la frontière
française, vous savez bien, cet historien qui a remis au jour
un camp oublié des Ardennes de France, le judenlager des Mazures.
Assez régulièrement, il m’envoie des nouvelles
de son travail.
Hier, en fin d’après-midi, il m’a fait parvenir
la dernière page de son blog. Je suppose que l’on va
en parler ces jours prochains. Je crois bien que la polémique
va gonfler. Parce que voilà : très attentif à
tout ce qui fait mémoire et à tout ce qui y attente,
Jean-Emile relaie là ce qu’ont dit avant lui Serge Arolès,
un spécialiste des enfants loups et puis aussi Maxime Steinberg,
historien de la deuxième guerre mondiale que l’on connaît
bien. Un événement sur quoi revient également
la revue Regards du Centre communautaire laïc juif de Bruxelles
: qu’un livre paru il y a dix ans ayant donné naissance
à un film sorti récemment et racontant l’histoire
d’une fillette juive traversant l’Europe du nord vers
l’est en 1941 serait tout simplement, pour le dire gentiment,
une mystification. Ce livre et ce film, c’est « Survivre
avec les loups ». Vous l’avez peut-être lu, vous
l’avez peut-être vu. (...)