Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2008
   


 
 

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En ce jour du vendredi 1er février 2008,
Je ne vous ai pas encore parlé de Stig Dagerman, cet écrivain suédois, quelqu’un d’engagé dira-t-on, on va dire un homme révolté, et Stig Dagerman qui eut une vie courte, enfin, une vie qu’il écourta, écrivit pendant dix ans et tous les jours s’il vous plaît, des sortes de chroniques. Je dis des sortes parce que voilà, ces billets étaient des poèmes, au sens premier du terme. Il faisait des chroniques rimées. Des choses satiriques. Dix ans, tous les jours. Vous imaginez… Enfin, moi, j’imagine. Tout n’est pas toujours égal bien sûr. Mais comme disait un autre chroniqueur — breton celui-là dont je vous ai déjà parlé, Morvan Lebesque —, « le talent que vous avez ou celui qu’on vous prête se mesure à celui qui vous reste le jour où vous n’en avez pas ». De sorte que l’on peut dire que Stig Dagerman en avait beaucoup, du talent.
Un exemple ? Une petite chose sur les Bourses, écrite en 1950, on peut toujours la lire aujourd’hui :
« Celui qui ne possède pas d’actions
Ne sait pas en quel dur péril il vit
Seule la Bourse comprend la situation
Et c’est la première qui réagit »
Vous voyez le genre. (...)