Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2008
   


 
 

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En ce jour du vendredi 18 janvier 2008,
Vous auriez bien voulu revenir sur ce que vous avez laissé en friche hier —vous savez bien cette chronique sur l’interdit et le risque — et vous auriez bien voulu dire des choses simples comme quoi par exemple, la question pour nous qui voulons vivre demain serait peut-être de savoir comment concilier le risque de vivre et le plaisir à vivre parce que vous sentez bien dans le fond de vous-même qu’une société qui ne chercherait qu’à se sauver serait une société qui finirait par se perdre.
Vous étiez donc en train de penser à tout cela et puis vous avez entendu une voix blanche à la radio. On veut dire, quelque chose de presque atone, dont l’émotion a été chassée, sans accents toniques, avec pas un mot plus haut que l’autre, une voix qui ne veut pas proclamer, bref une voix qui tranche dans le flux de l’information comme cela arrive parfois et vous savez alors que quelque chose va se passer. Et donc, elle s’appelle Christine et elle vous parle de Bukavu et de ce qu’elle nomme le terrorisme sexuel. L’on vous prévient que ce témoignage va être implacable et que les mots seront terribles. On a raison. (...)