Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2008
   


 
 

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En ce jour du mardi 8 janvier 2008,
Chères auditrices contemporaines, chers auditeurs postmodernes, je ne veux dénoncer personne, mais hier mon excellent collègue Nicolas Willems a employé à plusieurs reprises lors de ses interventions dans les Journaux Parlés le mot « pipolitique » et je pense bien que si on le laisse faire, il va récidiver aujourd’hui car voilà : c’est tout à l’heure qu’est prévue la conférence de presse du président d’une république voisine — ce cher et vieux pays — où il a promis, le Président, de ne rien n’esquiver et surtout pas sa vie privée.
Ce mot, pipolitique, a fait une entrée très récente dans notre vocabulaire. Ce n’est pas un mot très vieux et d’ailleurs est-ce que c’est un mot ?, il n’a pas un an, d’après mes recherches rapides. Cette formulation postmoderne semble en fait très contemporaine des dernières élections présidentielles françaises…
Pipolitique est un mot-valise qu’on ne sait trop bien comment écrire, qui n’est pas aisé à prononcer et qu’il n’est pas facile non plus de déposer en consigne. Car une fois que vous vous trimballez avec, le pipolitique c’est comme le sparadrap du capitaine Haddock et au bout d’un moment personne ne rit plus de le voir si beau dans ce miroir. (...)