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chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin
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C’est une perspective magnifique
que d’avoir devant soi les étendues vierges de l’inattendu.
Une année qui commence sous la menace terroriste à laquelle
personne, du Mont des Arts au désert du Sahel, n’a l’air
de croire et à quoi chacun feint d’être déjà
largement accoutumé ne peut pas être, je vous le dis, une
année comme les autres. Le risque lui-même ne parvient
plus à troubler notre inquiétude.
Evidemment, il y a des choses qui ne nous troublent ni ne nous changent. Au hasard, les soldes. Encore que. Car si le pouvoir d’achat baisse, le pouvoir de l’achat, lui, ne cesse d’augmenter. N’ai-je pas lu que sur une grande artère commerçante bruxelloise, une halte avait été aménagée de sorte à pouvoir y laisser ses achats en consigne, à y prendre un rafraîchissement, à y consulter Internet, voire à s’y faire masser les pieds entre deux shoppings… C’est une bonne idée, cette halte-garderie, cette sorte de crèche pour les paquets. Aux sdf les soupes dans les gares, aux acheteurs les boissons énergisantes dans les galeries commerciales. Ne vous avais-je pas dit non plus que dans nos sociétés dissociées, le principal était encore de pouvoir s’assurer que deux et deux donnaient toujours quatre ? Rassurons-nous : devant ces crèches consuméristes, il y aura toujours bien l’une ou l’autre cloche pour nous tendre sa sébile. Il y a quelque temps, sur la façade d’une grande surface de mon quartier, quelqu’un avait tagué : « Bienvenue au camp de consommation ». J’avais toujours trouvé cela, disons, un tantinet exagéré. Je n’en suis plus si sûr. Allez bonne journée et puis aussi bonne chance ! |
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