Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2007
   


 
 
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Mais voilà, les pays de grosses cylindrées renâclent à adapter leurs normes et Angela Merkel n’a-t-elle pas affirmé devant les sanctions possibles : "Nous allons nous battre pour nos intérêts ». Parmi les pistes suivies pour que les gros ne paient pas trop chers leurs dépassements, est née l’idée de s’associer avec des petits, de sorte à faire baisser la moyenne globale de ces comptes d’apothicaires. C’est ainsi qu’en conduisant une voiture de petite cylindrée, disons italienne, vous seriez dans la même position qu’un pays africain vendant à un pays européen, disons la Belgique, ses quotas d’émission de CO2. Vous voyez bien, là, Jean-Pierre, pourquoi il manque toujours deux centimes pour faire un euro. Et c’est évidemment à ce moment-là que vous apprenez que le pilote britannique Lewis Hamilton a été contrôlé à 200 à l’heure sur une autoroute française au volant d’une Mercedes allemande, un truc qui émet facile ses 330 grammes et je vois bien que les bras vous en tombent et que vous vous demandez si, par hasard, la douzième étoile ne devrait pas être celle du shérif.
Mais voilà, Jean-Pierre, déjà qu’on a du mal à se mettre d’accord sur des normes pour le futur, celles que l’on a déjà votées ne sont pas respectées. Je vous parle des poissons, là. Un rapport de la Commission précise que les quotas de pêche ont explosé cette année. La France a, par exemple, pêché près du double de thons rouges que ce qui lui avait été alloué. L’Italie a fait presque pareil. De sorte que l’on peut d’un côté être petit émetteur et de l’autre gros exploiteur.
Vous savez quoi, Jean-Pierre, cette bouteille de Bali, je propose que nous la vidions ensemble. Il nous en reste tout de même trois quarts. Et vous pouvez être certain que je défendrai mes intérêts. Allez, bonne journée et puis aussi bonne chance.