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Mais voilà, les pays de
grosses cylindrées renâclent à adapter leurs normes
et Angela Merkel n’a-t-elle pas affirmé devant les sanctions
possibles : "Nous allons nous battre pour nos intérêts
». Parmi les pistes suivies pour que les gros ne paient pas trop
chers leurs dépassements, est née l’idée
de s’associer avec des petits, de sorte à faire baisser
la moyenne globale de ces comptes d’apothicaires. C’est
ainsi qu’en conduisant une voiture de petite cylindrée,
disons italienne, vous seriez dans la même position qu’un
pays africain vendant à un pays européen, disons la Belgique,
ses quotas d’émission de CO2. Vous voyez bien, là,
Jean-Pierre, pourquoi il manque toujours deux centimes pour faire un
euro. Et c’est évidemment à ce moment-là
que vous apprenez que le pilote britannique Lewis Hamilton a été
contrôlé à 200 à l’heure sur une autoroute
française au volant d’une Mercedes allemande, un truc qui
émet facile ses 330 grammes et je vois bien que les bras vous
en tombent et que vous vous demandez si, par hasard, la douzième
étoile ne devrait pas être celle du shérif.
Mais voilà, Jean-Pierre, déjà qu’on a du mal à se mettre d’accord sur des normes pour le futur, celles que l’on a déjà votées ne sont pas respectées. Je vous parle des poissons, là. Un rapport de la Commission précise que les quotas de pêche ont explosé cette année. La France a, par exemple, pêché près du double de thons rouges que ce qui lui avait été alloué. L’Italie a fait presque pareil. De sorte que l’on peut d’un côté être petit émetteur et de l’autre gros exploiteur. Vous savez quoi, Jean-Pierre, cette bouteille de Bali, je propose que nous la vidions ensemble. Il nous en reste tout de même trois quarts. Et vous pouvez être certain que je défendrai mes intérêts. Allez, bonne journée et puis aussi bonne chance. |
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