Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2007
   


 
 

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En ce jour du lundi 17 décembre 2007, Ici, voyez-vous on essaie de faire de la radio non pas pour passer le temps mais pour l’accompagner ce qui est bien différent. Alors, cette semaine, la dernière qui soit travaillée avant cette fameuse trêve des confiseurs où, évidemment, les confiseurs travaillent comme jamais, nous allons voir comment l’accompagner, le temps.
Je n’ai pas parlé ici de Villiers-le–Bel, vous savez bien, cette moto contre une voiture de police, des émeutes vite matées, un spectre renaissant, celui des banlieues en feu de novembre 2005, mais finalement, rien ou pas grand-chose. Mais tout de même, un animateur de radio associative dont le nom apparaît pour nous à ce moment-là : Yacine Belattar. On nous dit aussi qu’il s’agit d’un humoriste mais nous ne l’avons jamais entendu. En revanche, on l’a lu un peu, à cette occasion. Et des mots nous ont frappé parce que, précisément, ils nous parlaient du temps et de la façon de l’accompagner. « Les gens des quartiers pauvres, disait-il, ont des capacités d’adaptation énormes. Tu leur mets n’importe quoi dans les mains, ils le perfectionnent. Si tu les acclimates à un milieu intellectuel, ils seront brillantissimes là-dedans. La gauche a énormément infantilisé les gens des quartiers. Ils ont eu un rapport très colonisateur à la banlieue. Dés qu’il y avait un problème, on leur répondait par le foot, on leur filait un nouveau gymnase, on les ramenait à des gens qui ne sont pas intelligents ». (...)