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Et donc Christophe Blocher pouvait
s’attendre à être réélu sans problème
ministre par les chambres réunies du Parlement suisse. C’était
sans compter sur une alliance contre-nature entre les socialistes, les
démocrates-chrétiens et les Verts, unissant leurs voix
pour plébisciter une autre élue de l’UDC, Eveline
Widmer-Schlumpf qui n’était pas candidate ministérielle
et même pas présente en séance et qui aurait dû
prendre on ne sait quel moyen de locomotion hyper rapide pour rejoindre,
de son canton des Grisons, le Parlement bernois — 241 kilomètres
tout de même et deux heures quarante de voiture en respectant
les limitations de vitesse et les radars routiers… Et qui ne l’a
finalement pas fait, préférant remettre à aujourd’hui,
huit heures, soyez donc attentifs aux infos, sa décision d’accepter
ou non son élection. On dira : tiens, voilà une confédération
et tiens, ça ne se passe pas mieux ! J’en vois certains
qui bichent.
Parce que, oui, cette situation est une rupture du Pacte suisse comme l’avait été chez nous le vote univoque flamand sur BHV marquant la fin, au moins temporaire, du Pacte des Belges. On dirait que, décidément, chacun s’acharne à congédier ce qui faisait partie hier de nos belles assurances et à licencier les us et les coutumes qui ordonnaient nos travaux et nos jours. J’imagine assez bien que le monde de la « chose publique » soit victime aujourd’hui d’une sorte de « réchauffement politique » où nos demains ne seront pas nos hiers. Et fondent les glaciers des certitudes et montent les eaux de la perplexité. C’est sans doute pourquoi nous sommes aujourd’hui déjà bien heureux de vivre en des époques intérimaires. Allez, bonne journée et puis aussi bonne chance. |
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