Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2007
   


 
 

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En ce jour du vendredi 7 décembre 2007, Il y a quelques années, à Bruxelles, s’était tenue une grande exposition sur les cow-boys et les Indiens. On y faisait venir les écoles. Par exemple, mes enfants y sont allés. Mais ça ne leur disait rien, ces histoires-là. Elles étaient toutes dans la tête de celui qui avait conçu l’exposition, elles n’étaient nulle part dans la tête des gamins. On s’était simplement trompé d’enfance. Allez, vous, raconter à votre petit-neveu des histoires de Buffalo Bill, George Custer, Crazy Horse ou Sitting Bull, vous mesurerez vite votre succès.
C’est un peu la même chose avec le nazisme. Oui, je sais ce que je dis. On nous raconte partout que ces choses-là, les guerres mondiales, les totalitarismes, sont frappés d’obsolescence car, quoi, le nazisme, par exemple, ça s’est bien terminé il y a soixante années et quelque, non ?
Et que les générations ont passé dessus de sorte qu’aujourd’hui, ça ne ferait plus sens pour les gamins et pire que cela ferait contre-sens parce que nous contemporains déjà anciens, nous repaissons d’images négatives de nous-mêmes, qu’il y a des camps de concentration partout dans nos têtes, des trop-pleins de culpabilités coloniales, une compassion certaine pour le mortifère, que nos afflictions sont contre-productives, qu’elles n’appellent pas à la création, au sortir de soi, au bonheur pour faire court, bref que ces affaires nazies, elles sont déjà dans les livres d’histoire, eh bien qu’elles y restent. (...)